CARTES POSTALES de La BELLE & Rebelle Ville D'AMIZOUR " Ex COLMAR " Béjaia

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Histoire de Bougie

Samedi 11 mars 6 11 /03 /Mars 00:02

APERÇU HISTORIQUE DE "V'GAYETH"

 ou BEJAIA LA BERBERE 

LA PÉRIODE PRÉHISTORIQUE  

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Située au cœur de l'espace méditerranéen, Bejaia, (Bougie, Bougaia, Buggea), ville d'Algérie qui donna son nom aux petites chandelles (les Bougies) et à partir de laquelle les chiffres arabes ont été popularisés en Europe, renferme de nombreux sites naturels et vestiges historiques, qui témoignent encore aujourd'hui des fastes de sa longue histoire. Son tissu  urbain est caractérisé par une continuité ininterrompue d'occupation depuis l'antiquité.  

 

* PERIODE PREHISTORIQUE *

En effet, l'occupation préhistorique de la région de Bejaia  est  remarquable  par   les   nombreux   sites   et   gisements   Ibéromaurusiens  (de - 200.000 à - 10.000 ans) que l'on rencontre, notamment dans les Babors septentrionaux. Sous forme de semis d'industries de plein air ou d'habitats d'abris sous roche, ces gisements ont livré de nombreux restes humains se rapportant à la première nappe d'Homo sapiens d'Afrique du Nord, l'Homme de Mechta-Afalou, des industries, des structures d'habitats et surtout, des manifestations artistiques. Ainsi, la découverte d'objets d'art figuratif (notamment les figurines zoomorphes en terre cuite dans l'abri sous roche d'Afalou – près de Souk-El-Ténine), pose la double question des origines de l'art et de la céramique en Afrique du Nord. 

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* PERIODE PUNIQUE *

       La position géographique privilégiée de la région se prêtait à l'installation d'un comptoir phénicien ou punique. De fait, un habitat phénicien serait attesté par une sépulture dont la chronologie demeure cependant à contrôler. Un culte à saturne, fortement marqué par la tradition autochtone y est connu.

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L'OCCUPATION ROMAINE :

Octave Auguste   

 

* PERIODE ROMAINE *

         C'est  en 27 - 26 avant J.C que le romain Octave y fonda la colonia Julia Augusta Saldensium Septimana Immunis, pour les vétérans de la legio VII Augusta. Au moment de la constitution de la colonie, cette région n'aurait pas encore appartenue à l'empire, mais elle se serait trouvée à la frontière du royaume de Juba II. Ce n'est qu'en 42 après J.C que fut créée la province de Mauritanie Césarienne. A la suite de la réforme de Dioclétien, le territoire de la ville devint partie intégrante de la Mauritanie Sitifienne. La ville fut siège épiscopal, comme l'atteste la mention d'un évêque Salditanus dans la Notitia episcoprum de l'an 484. 

            La ville s'équipa de nombreux ouvrages d'utilité publique.  Le ravitaillement en eau de la ville était assuré par un aqueduc qui captait la source de Toudja, sur le flanc du massif de Tadart Aghbalou, à 16,5 Km

           à l'Ouest de Saldae. Une célèbre inscription de Lambèse nous renseigne sur les péripéties liées au creusement du canal pour le passage de l'aqueduc. Selon les thèses traditionnelles, l'aqueduc aurait constitué un exemple d'ouvrage de génie civil, réalisé par la main d'œuvre militaire.  

         D'après les nouvelles conclusions de J.P la porte (1994), la première intervention, vers 137, se serait limitée à une étude de faisabilité. Les travaux auraient duré de 4 à 6 ans et le rôle de l'armée se serait cantonné à la mise à disposition du chantier d'un technicien de haut niveau (un géomètre spécialisé), en la personne de Nonius Datus.

        Le territoire de la Wilaya de Béjaia a abrité une autre importante ville romaine. Il s'agit de la colonie Tubusuptu (aujourd'hui Tiklat, à 03 Kilomètres de la commune d'El-Kseur). Formée également de vétérans de la légio VII, elle était inscrite dans la tribu Arnensis  (CJL 8.8837) : Colonia Julia Augusta) legionis VII Tubusuptu. Elle fût chef lieu d'un district militaire sous le bas empire. Assiégée en 20 après J.C par les armées berbéres commandées  par tacfarinas , tubusuptu fut sauvée par dolabella, gendre de Cicéron. 

        Les amphores et débris avec les marques des officines retrouvés en Italie (Rome, Ostie, Préneste et Alba Fucens), en Maurétanie Tinginitaine (Basana, Thamusida, Sala et Volubilis), ainsi qu'au lointain pays des Kouch (Méroé en Nubie), nous renseignent sur l'importance de l'activité économique et commerciale de Tubusuptu sous le haut empire. En particulier, cette cité sera représentée au concile chrétien de Carthage en l'an 411 après J.C. (c'est-à-dire, bien avant la ville de Saldae). 

 

                   * PERIODE VANDALE ET BYZANTINE *                                    "Lempire byzantin"

Les sources bibliographiques et épigraphiques sont muettes sur ce qui est advenu de Saldae au moment et après l'invasion vandale. Il en est de même de la conquête Byzantine et de l'arrivée des musulmans. 

-

  LA PÉRIODE MÉDIÉVALE :   

Détail du mausolée gothique
de François de la Sarra (mort en 1361),
érigé durant la seconde moitié
du XIVe sièc

(Hammadite, Almohade, Hafside) 

Vers le milieu du XI-ème siècle, la carte  politique du Maghreb est bouleversée. Le royaume berbère des Hammadites, en conflit avec les Almoravides à l'Ouest et avec les Zirides a l'Est, transfert sa capitale de la Qal `a vers Bgayet. L'antique Saldae inaugure ainsi son rôle historique et deviendra l'une des villes les plus prospère du Maghreb.  

             En 1136, elle repoussa une expédition de la flotte gênoise, mais fût prise par les almohades en 1152. Elle  redevint une place commerciale, scientifique et culturelle prospère sous les Hafsides          (XIII-ème - XV-ème siècle). Cette période médiévale représente l'âge d'or de la ville, notamment grâce à l'impulsion du prince Hammadite al-Nasir.  

            Tour à tour capitale d'un état indépendant, puis chef lieu de province d'un empire, la configuration de la population (qui selon le voyageur léon l'africain s'éleva à plusieurs dizaines de  milliers d'habitants) était très significative. Cette population était constituée en majorité de Kabyles et d'andalous. Il y avait aussi une importante communauté espagnole (al-Jama`a al-Andalusiya) cohérente et dirigée par un Cheikh. Enfin il y avait un fort groupement de juifs, ainsi qu'une colonie chrétienne.

           La présence de cette dernière est attestée par la fameuse lettre du pape Grégoire VII au souverain Al-Nasir en 1076. Selon  Mas  latrie qui a publié ce document d'archive, « jamais pontife romain n'a aussi affectueusement marqué sa sympathie à un prince musulman ».

          Par la suite, les relations officielles et commerciales avec les républiques chrétiennes de Gênes, Pise, Venise, Marseille, Catalogne et enfin Majorque sont caractérisées par la signature de traités de commerce, de paix, traités sur les biens des naufragés,.... 

         L'importance de ce commerce est illustrée par la présence dans la ville de Founduks et des consulats de ces républiques chrétiennes : Achat de marchandises  maghrébines et Sahariennes, de produit de l'artisanat local, notamment les « petites chandelles  » de Bougie. En effet, selon le géographe al-Idrissi: « Les marchands de cette ville sont en relation avec ceux de l'Afrique occidentale ainsi qu'avec ceux du Sahara et de l'Orient ». « Les vaisseaux qui naviguent vers elle » passaient par l'arceau de Bâb al-Bahr  (la porte de la mer) et faisaient réparer leurs avaries sur les chantiers de  Dar es Senaa.

       Le rôle joué par Bougie dans la transmission du savoir au Moyen âge est confirmé par les séjours plus ou moins longs de personnalités scientifiques et littéraires prestigieuses, versées dans tous les domaines de la connaissance : le métaphysicien andalou Ibn Arabi, le mathématicien italien leonardo Fibonacci, le philosophe catalan Raymond Lulle, l'historien « Tunisien » Ibn Khaldun, le Poète sicilien  Ibn Hamdis,....Il en  est  de  même  pour les personnalités religieuses (Sidi-Bou-Medienne, Sidi Bou Sa`id, ath-Tha`aliby,..) et les voyageurs (al-Idrissi, Ibn Battuta, Léon l'Africain,......). Rappelons enfin que le Mahdi Almohade Ibn Tumert y déploya son activité réformatrice, notamment  par sa prédication en langue berbère. C'est à Mellala,  un  petit  village   près  de la  ville  qu'il  rencontra le célèbre Abd al-Moumen (qui lui succédera à la tête de l'empire almohade) et lui enseigna sa doctrine unitaire. 

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* L'OCCUPATION ESPAGNOLE *

          Le milieu du XIV-ème siècle, fût marqué par la recrudescence de la (course ». Selon Ibn Khaldoun, les Bougiotes ne tardèrent pas à se signaler parmi les corsaires les plus redoutés des marins chrétiens. Voulant établir des comptoirs de type colonial sur la côte algérienne, l'Espagne envoya Pedro Navaro pour s'emparer de la place en 1510. Les fortifications seront renforcées, mais la ville est saccagée et en particulier les palais Hammadites, qui subsistaient encore, seront détruits.  

  Attaqués en 1513 par Aroudj, les Espagnols résistèrent et se maintiennent dans la place jusqu'en 1555. Continuellement bloquée par les autochtones, la garnison espagnole ne peut résister longtemps, malgré la visite de l'empereur Charles Quint en 1541.   C'est Salah Rais qui mettra le siège à la ville et obligera le gouverneur espagnol Don Alphonso de Peralta à capituler. 

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PRESENCE TURQUE *

           Avec les Turcs, Béjaia perdit son statut de capitale, même si elle continua encore à jouer son rôle de chantier de construction navale. Le relais est alors reprit par la province. Toutes les sources indiquent qu'à partir du XVI-ème siècle la Kabylie a continué à tenir un rôle dans l'histoire du Maghreb. Selon R. Letourneau, « les populations Kabyles étaient réparties entre Trois commandements : royaume de Koukou, Beni-Abbès et Banu Djubar ». l'autorité ottomane n'a pas pénétré les campagnes, ce qui fait que ces populations ont pu conserver intactes leurs institutions politiques et administratives. 

         La destruction de Béjaia par les espagnols avait contraint de nombreux Ulémas de cette ville à « émigrer » vers la province. C'est ainsi que certains centres d'enseignement vont devenir de véritables instituts (Tamokra,…..). Cette réputation va d'ailleurs dépasser le cadre de la Kabylie , et ce, pendant plusieurs siècles. Ainsi, Ibn al-Feggoun (XVII-ème siècle), dans son ouvrage « Manchour al-Hidaya » affirmait que de nombreux savants constantinois émigraient dans le pays des Kabyles pour

       se spécialiser dans les sciences des lectures coraniques. Parmi les plus prestigieuses écoles de la région, citons la Zawiyya – Institut de Chellata. Fondée au début du XVII-ème siècle, elle deviendra quelques années plus tard « l'un des centres religieux et scientifique les plus renommés de l'Afrique septentrionale ». 

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* L'OCCUPATION FRANÇAISE *  

        L'occupation française de la ville commença en 1833. Béjaia et sa région opposèrent une résistance farouche et plusieurs événements historiques prouvent qu'elles ne cessèrent jamais d'être un foyer d'insurrection. Ainsi, Féraud, interprète de l'armée  française, nous raconte   les  exploits   d'une  véritable  figure de légende,  l'insaisissable Bou-Baghla. Il en est de même de ce témoignage inédit sur cette période de la « pacification » de la Kabylie , précisant à propos de la tribu des Beni-Oughlis (Sidi-Aich), « qu'elle avait mise sous les armes Deux Mille Cinq Cent fantassins. 

        En  1871, la nouvelle des désastres de la France en Prusse et la diminution de l'effectif des troupes coloniales en Algérie donnent aux populations Kabyles l'espoir de recouvrer leur indépendance. C'est le 08 Avril 1871 que le vénérable Cheikh Aheddad proclama à Seddouk (Vallée de la Soummam ) le Jihad, répondant ainsi à l'appel d'El-Mokrani. Commandées par les fils de Cheikh Aheddad, à savoir Cheikh Azziz et Cheikh M'hamed, les tribus de la Vallée de la Soummam ont participé aux batailles livrées dans la plaine de Béjaia et aux assauts contre la ville       (de Béjaia) en Mai et Juin 1871. L'insurrection s'étendra rapidement à tout le Constantinois et aux confins de l'Oranie. Les deux tiers du pays sont entraînés dans ce mouvement de résistance. Pouvait-il en être autrement ? Cheikh Aheddad n'était-il pas le Moqqadem de la prestigieuse Confrérie, Tarehmanit ( la Rahmaniyya ) ? Il semble qu'au début du XIX-ème siècle, cette Tariqa d'essence Kabyle arriva à s'affilier une Cinquantaine de Zawiyya à travers l'Algérie (14 dans le Constantinois, 19 dans l'algérois et l'oranie et 16 dans le Sud). Après la « pacification » de la Kabylie , ce chiffre sera multiplié par Cinq ». Pour punir les révoltés, le vice amiral de Gueydon a séquestré leurs meilleures terres et leurs a fait payer une lourde contribution de guerre. 

       Dès le début du XX-ème siècle, Béjaia et sa région jouèrent un rôle non négligeable dans l'éveil des consciences et la structuration du mouvement national. En Mail 1945, au moment ou les alliés célèbrent la libération (suite à la terrible deuxième guerre mondiale), l'axe Béjaia – Kherrata – Sétif – Guelma s'embrase. La Kabylie des Babors entre en dissidence. Des manifestations sont organisées pour exiger démocratie et justice face au sacrifices des musulmans pendant la guerre. Le jour de l'armistice avait été choisi à dessein. La répression coloniale sera d'une férocité atterrante et fit plus de 45 000 victimes. 

        Deux années après le déclenchement de la lutte armée, il y eu à Ifri (près d'Ighzer Amokrane) le fameux congrès de la Soummam. En effet, il fallait structurer la guerre d'indépendance. Les longs débats (Près de Vingt jours) vont déboucher sur la définition d'un programme, la structuration  FLN – ALN et l'affirmation de « la primauté du politique sur le militaire et de l'intérieur sur l'extérieur ». Deux institutions sont désignées : un Comité de Coordination et d'Exécution (CCE) et un Conseil National de la Révolution Algérienne (CNRA – sorte de parlement). Par le travail  législatif accompli, ce congrès a constitué un tournant et les textes produits inspirent encore de nos jours la destinée de notre pays.

Par LeBougiote (Souce: Annuaire Statistique officielle de la wilaya de Béjaia, Année 2006) - Publié dans : Histoire de Bougie
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Mercredi 8 mars 3 08 /03 /Mars 00:02

Le mot bougie n'est apparu dans la langue française qu'au XIVe siècle, tiré de Bugaya (« Bougie »), une ville d'Algérie en Kabylie maritime qui fournissait une grande quantité de cire pour la fabrication des chandelles. La bougie comme telle fut développée au milieu du XIXe siècle et se distingue de la chandelle à cause de sa matière première et par l'utilisation de mèches de coton tressé. Le tressage permet à la mèche de se courber et de se consumer : inutile alors de la moucher. La misérable chandelle disparaît alors, et la cire perd de son intérêt.  En 1783, le chimiste suédois Carl Scheele (1742-1786) avait, dans le cadre de ses recherches sur le savon, fait bouillir de l'huile d'olive avec de l'oxyde de plomb et obtenu une substance au goût sucré qu'il avait appelée Ölsüss et que l'on connaît maintenant sous le nom de glycérine. En 1823, le chimiste français Michel-Eugène Chevreul (1786-1889), poussé par cette découverte, découvrit que ce ne sont pas les corps gras qui se combinent avec l'alcali pour former le savon, mais qu'ils sont d'abord décomposés en acides gras et en glycérine (ou glycérol). Chevreul est ainsi à l'origine de la théorie de la saponification. Ces deux éléments seront à la base d'une industrialisation massive de la bougie et du savon. Désormais, savonniers et ciriers appartiennent à la même corporation, dont Nantes devient la capitale. Aujourd'hui encore, 80 % de la production française de bougies provient de la région nantaise. L'apparition de la paraffine solide (distillation du pétrole) et de la stéarine (extrait de graisse animale et végétale) permet désormais la production de bougies de meilleure qualité. 

Histoire de la Bougie à travers le temps : 

Bougies faites à la main. Durant des siècles, le jonc a été utilisé pour faire des chandelles. Fendu avec précaution pour ne pas en abîmer la moelle, il était trempé dans de la graisse végétale ou animale qu'on laissait ensuite durcir. On le faisait brûler dans des brûle-joncs. En Occident, à partir du Moyen âge la chandelle rivalise avec la lampe à huile. Cette dernière a l'inconvénient de réclamer une attention constante : il faut la remplir régulièrement, couper et remonter la mèche qui charbonne, nettoyer l'huile qui coule. La chandelle, seulement constituée d'une mèche entourée de suif de bœuf ou de mouton, est plus pratique sans être excessivement chère (mais elle est taxée et l'huile reste plus économique). Plus de liquide qui se renverse, de flamme à ajuster, de réservoir à remplir. Mais le suif coule et graisse les doigts, la flamme demeure jaune et fumeuse, il faut toujours entretenir la mèche qui finit par charbonner.

La noblesse et le clergé s'éclairaient avec des cierges en cire d'abeille et laissaient au peuple l'éclairage au suif. Le cierge de cire conserve les avantages de la chandelle et en élimine les défauts. Mais son prix en limite la diffusion dans les plus hautes sphères de la société.

 

 (Source Net.)

Par Le Bougiote (source, Net) - Publié dans : Histoire de Bougie
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Jeudi 2 mars 4 02 /03 /Mars 00:02

 Le Président  portugais en visite aujourd’hui à Béjaïa

En visite officielle dans notre pays où il sera reçu par le président de la République à Alger, le président du Portugal, Jorge Sampaio, marquera une halte aujourd’hui dans la ville de Béjaïa où il devra être reçu à son arrivée à l’aéroport Soummam-Abane Ramdane par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui. La virée présidentielle est programmée en hommage à l’ancien président du Portugal, Manuel Teixeira Gomes, qui a séjourné à Béjaïa depuis septembre 1931 jusqu’à sa mort le 18 octobre 1941. Au programme de M. Sampaio, une visite à l’hôtel L’Etoile situé à la place du 1er Novembre, ex-Gueydon, où s’est installé, dans la chambre n°13, l’ancien chef d’Etat (1923-1925) qui avait choisi de s’exiler à Béjaïa. En hommage à celui-ci, l’hôte de Béjaïa procédera à l’inauguration sur la place Patrice Lumumba, à deux pas de l’hôtel, d’un buste réalisé par un sculpteur portugais

                   

                                                    Photo prise par  barkam 

 

 

et à la cité Ihaddaden d’un CEM, base 7, qui sera baptisé du nom de Manuel Teixeira Gomes.                                     K.M  (El waten le 04/03/2006).  

                                           

                        

 

 BEJAIA TERRE D’EXIL 

DU PRESIDENT PORTUGUAIS

TEXEIRA GOMES 

 

 En 1925, MANUEL TEXEIRA GOMES démissionne du poste de président de la république Portugaise et quitte le Portugal.   

Il voyage a travers la méditerranée et arrive en Algérie, à Bougie, en septembre 1931. 

Il avait envisagé de passer quelques jours, mais le destin en décida autrement puisqu’il y est resté jusqu’à sa mort. 

Il disait : «  le panorama qui s’offre a mes yeux depuis le balcon de ma chambre est magnifique et je ne me rappelle pas d’autres qui puisse le surpasser en beauté. 

L’enchantement de la mer est pour moi chaque fois plus intense et je ne peux me faire à l’idée de vivre loin d’elle. 

C’est la raison pour la quelle de vivre ici. » 

 

Installé dans la chambre N° 13 de l’Hôtel Etoile, situé à la place  du 1° novembre, ex-Gueydon, Manuel Texeira Gomes sortait rarement de sa chambre. Il passait son temps à écrire. « Une personnalité unique de la culture portugaise de son époque », selon l’institut Canöes. 

 Il est décidé le 18 Octobre 1941 et son corps déposé dans un caveau de la Sainte Berg. 

 

Neuf années après sa mort sa dépouille a été rapatriée et enterrée à Portimao à la demande de ses filles. 

        

                                                      Source (A.A).  El Waten du 05/03/2006 )    

 

 

Dans deux précédents numéros de notre journal nous évoquions le Président Manuel TEXEIRA-GOMES.   

 Quelques uns d'entres nous se sont manifestés sur ce sujet et principalement Georget BERG témoin direct, bien qu'enfant à l'époque, de la présence de cet illustre personnage à Bougie. Nous vous livrons le passage de sa lettre du 22/10/2003 dans laquelle il évoque succinctement ses souvenirs : 

 

       Le Président Texeira sur le balcon de sa chambre

 de l'hôtel de l'Etoile - place de Gueydon à Bougie.

 (photo famille Berg).     

 

 "La vie du Président Texeira a été étroitement liée à notre famille. Personnellement je l’ai bien connu et je lui rendais souvent visite dans sa chambre où il me donnait des timbres pour ma collection (j’avais alors 7 à 8 ans).  Du fait de son isolement il faisait un peu partie de notre famille. Il se restaurait à la brasserie de l’Etoile durant les premières années de son exil, plus tard, quand il commença à s’affaiblir, à la même table que mon oncle Charles Berg et ma tante. Ils recueillirent, avec “Marabout” le portier de l’hôtel, son dernier souffle. Sa dépouille mortelle fut ensuite inhumé dans notre caveau familial auprès de mes grands-parents et l’une de mes sœurs.  J’ai aussi estimé qu’il fallait porter cela à votre connaissance”.                                                "Georget BERG"  

Par LeBougiote ( Georget BERG témoin direct) - Publié dans : Histoire de Bougie
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Mercredi 1 mars 3 01 /03 /Mars 00:02

 

On ne parlera jamais assez de Bougie.


Peut-être avez vous eu connaissance de cet ouvrage de Sigrid Hunke " Le soleil d’Allah brille sur l’Occident " dans lequel il brosse un tableau étonnant du savoir accumulé par la science musulmane quand les Européens végétaient dans un obscurantisme destructeur.
J’avais eu connaissance de cet ouvrage en lisant la revue Jeune Afrique en 1986 (n° 32 de 12/86). Un article, adapté de ce livre et signé Raouf Kahak, attira mon attention car on y parlait de Bougie. Bien plus tard je retrouvais dans une autre revue " Escales " (n° 2 - 04/98), revue algérienne des cultures méditerranéennes, un condensé de ce même article, mais le journaliste ne citait pas ses sources (...).
J’avais conservé cet article pensant pouvoir le ressortir un jour ou l’autre. Je vous livre cet extrait concernant Bougie:

" Cette disponibilité "tous azimuts" des princes, des lettrés et des savants arabes pour tout ce qui relève de l'intelligence sera la cause d’un autre grand succès de la science orientale ancienne : le grand bond en avant dans les mathématiques. En l’an 773, un Indien se présente à Baghdad, à la cour du calife Al-Mansour. Il se dit astronome et se nomme Kankah. Il déclare qu’il connaît à fond la méthode de calcul appelée Sind hind en usage dans son pays. Les Arabes savent que les Indiens utilisent pour leurs calculs mathématiques et astronomiques des chiffres bien plus pratiques que ceux qu’eux-mêmes connaissent, et que tout le monde a hérité des Grecs. Al-Mansour ordonne à un des savants qui l’entourent de transcrire et traduire l’ouvrage que colporte ce Kankah et qui n’est autre que le Sindhant de l’astronome Brahmagupta. Neuf chiffres plus le zéro - cette géniale trouvaille -, c’est le secret de l’arithmétique indienne, qui va conquérir le monde parce que le calife Al-Mansour a aussitôt compris quel formidable avenir ces signes indiens ouvrent à toute la science des nombres, à l’algèbre comme à la géométrie.
En quelques minutes, l’ouverture d’esprit d’un prince musulman et de ses conseilleurs sur les bords de l’Euphrate va décider d’un progrès des connaissances humaines, rendre possible tout l’édifice scientifique à venir, sur lequel l’occident bâtira plus tard le progrès industriel. Mais pour l’heure, l’Occident aveuglé par le dogmatisme qui pèse sur lui attendra quatre siècles avant de comprendre, et il n’acceptera ces chiffres " arabes " qu’après un long combat à retardement mené par les fanatiques des chiffres romains. C’est un marchand de Pise, ville d’Italie, habitué à commercer avec les arabes à travers la Méditerranée, qui va faire ce cadeau à l’Europe chrétienne. Le jeune Léonardo Fibonacci rejoint un jour à Bougie, en Algérie, son père qui y tient un comptoir d’import-export, comme on dit aujourd’hui, au milieu des "infidèles". Car les Pisans voyagent dans toute la Méditerranée et les "infidèles" sont nombreux à Pise, qui a donc déjà ses immigrés. Le jeune Léonardo est enthousiasmé par les neuf chiffres arabes et ce zéro que son père utilise dans les comptes qu’il établit pour les douanes algériennes. Le zéro est l’abstraction irremplaçable qui permet tout l’édifice arithmétique, le cadeau majeur de la pensée indienne à l’humanité. Avec les chiffres romains, on ne peut faire grand chose d’ autre que des additions et des soustractions. Avec ceux-là on peut tout faire !
Léonardo se met à l’école du "prof de maths" local, Sidi Omar. Il apprend avec ravissement à calculer les puissances, à résoudre des équations différentielles ou intégrales. Mêlant le commerce à l’étude, il se rend partout chez les arabes, en Syrie, à Tunis, au Maroc, au Caire, où il se gorge de la science mathématique qui y fleurit. Il a 23 ans. Il rédige en 1202 avec tout cela son Liber abaci, un super manuel de mathématiques qui va séduire l’empereur allemand Frédéric II, roi de Sicile, un pays repris par les armes aux musulmans et où on continue de cultiver la science arabe (et à entretenir des harems...). Léonardo se rend à Palerme, à la cour de Frédéric, où il stupéfie par ses dons les savants chrétiens et musulmans qui y vivent en bonne intelligence sous l’autorité de ce souverain éclairé et réfractaire au racisme. Et en commençant par l’Italie, l’Occident finira par adopter les neuf chiffres et le zéro, qui secoueront enfin la science mathématique endormie depuis les Grecs."
Heureusement que cet Italien est passé par Bougie, nous en serions peut-être encore aux chiffres romains....... va s’a'oir !

Paru dans l' Echo de Bougie 2002

Source: http://www.ceuxdebougie.com

Par LeBougiote ( Rapporté par Roland Pêtre ) - Publié dans : Histoire de Bougie
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Samedi 25 février 6 25 /02 /Fév 00:02

 

La Fontaine de Bougie 

(Sise Rue du Vieillard)

L'approvisionnement en eau de BOUGIE s’effectuait grâce aux sources du Gouraya et des Aiguades ; cette dernière, située dans le ravin des Singes nécessitait une station de pompage pour amener l'eau jusqu’à la ville. Vite insuffisantes pour le nombre accru de la population, on a pensé en 1896 remettre en état l’ aqueduc de TOUDJA, aqueduc construit par les Romains au IIè siècle après J.C ; nous en avions une trace à Bougie avec le cippe de Lambèse (*).
La stèle située sur la placette en face de la mairie, est une partie d'un monument de forme hexagonale racontant l’histoire du tracé de cet aqueduc (*) menant l’eau de TOUDJA à BOUGIE ; stèle découverte à Lambèse en 1866 puis ramenée à BOUGIE .
Cette inscription donne une partie du texte d’une lettre adressée par le gouverneur de la ville, Varius Clemens, au gouverneur de la Mauritanie césarienne sous le régne d’ Adrien (117 à 138), ainsi conçue :

“ Au nom d’une cité splendide et de ses habitants, je te prie Seigneur, d’engager le niveleur "Nonius Datus", vétéran de le 3e légion Augusta, à venir à Saldae afin d’y terminer son œuvre “

Une autre partie de l’inscription donne le rapport après son achèvement des travaux, dans les termes suivants :

“ Je suis parti, en route j’ai été assailli par des brigands. Je me suis échappé, nu et blessé, j’ ai pu arriver à SALDAE avec les mien . J’ai vu le gouverneur VARIUS CLEMENS. Il m’a conduit à la montagne où l’on se désolait sur I’incertitude du creusement d’un tunnel qu’on voulait abandonner parce qu’on avait déjà ouvert plus de longueur que n’en comportait lépaisseur de la montagne. Il m’apparut qu’on avait abandonné la ligne droite dans l’attaque du côté amon ; on s’était porté à droite vers le midi et dans l’attaque aval, également à droite vers le Nord. Les deux sections n’étant pas sur la même ligne ne se rejoignaient pas. Cependant, la ligne droite avait été piquetée sur la montagne, d’Orient en Occident. Pour que le lecteur ne fasse pas d’erreur au sujet de la galerie souterraine, j’appelle amont la partie qui reçoit l’eau et aval celle qui l’émet. Lorsque j’eus rectifié le travail, sachant comment chacun avait procédé dans son attaque, j’ai mis en émulation des hommes de la flotte et des hommes de louage et ils sont parvenus à opérer le percement et moi, le premier qui avait fait le nivellement, indiqué le tracé et prescrit ce qu’il fallait faire suivant les plans remis à PETRONIUS CELER, j’ai ainsi achevé l’œuvre. Après l’arrivée de l’eau, VARIUS CLEMENS en a fait l’inauguration “

 

 "L'ancienne source d’Aghbalou (Toudja)"

  
Depuis d’autres sources ont été captées dans la région.
(*) Lambèse, Tazoult de nos jours, wilaya de Batna, au Nord de l’ Aurès (lieu d’importantes ruines romaines)
(*) longueur du tunnel 560 ml . La conduite alimenta Bougie à partir de l’An 152.

 

 

 

 

 

(*) Lambèse, Tazoult de nos jours, wilaya de Batna, au Nord de l’ Aurès (lieu d’importantes ruines romaines)(*) longueur du tunnel 560 ml . La conduite alimenta Bougie à partir de l’An 152.

(*) Lambèse, Tazoult de nos jours, wilaya de Batna, au Nord de l’ Aurès (lieu d’importantes ruines romaines)(*) longueur du tunnel 560 ml . La conduite alimenta Bougie à partir de l’An 152. 

(*) Lambèse, Tazoult de nos jours, wilaya de Batna, au Nord de l’ Aurès (lieu d’importantes ruines romaines)(*) longueur du tunnel 560 ml . La conduite alimenta Bougie à partir de l’An 152. 

(*) Lambèse, Tazoult de nos jours, wilaya de Batna, au Nord de l’ Aurès (lieu d’importantes ruines romaines)(*) longueur du tunnel 560 ml . La conduite alimenta Bougie à partir de l’An 152.

rapporté par Arlette JAMBERT
Sources: Archives Mairie de Bougie
Bougie, la perle de l’ Afrique du Nord par L.S. de HALSBOURG

Histoires de Bougie par Y. COMOLLI

Source : www.ceuxdebougie.com

  

Par ( l' Echo de Bougie 2002 ) - Publié dans : Histoire de Bougie
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